La Fondation ABEO a choisi d'axer sa philosophie d'action sur la notion de « droit au développement » qui est d'ailleurs repris dans notre logo. Nous souhaitons pouvoir développer et appliquer ce concept dans tous les projets que nous menons...
Le droit au développement est une notion importante dans la mesure où il place l'être humain comme le sujet central du développement. Il doit être le participant actif ET le bénéficiaire du développement.
Le développement est vu comme un PROCESSUS GLOBAL, économique, social, culturel et politique, qui vise à améliorer sans cesse le bien-être de l'ensemble de la population et de tous les individus, sur la base de leur participation active, libre et significative au développement et au partage équitable des bienfaits qui en découlent. Tous les êtres humains, individuellement et collectivement, ont la responsabilité du développement. Concrètement, dans notre action, ce concept « droit au développement » se décline de trois manières :
- en tant qu' ACCES AU DEVELOPPEMENT : comment accéder au développement ? comment obtenir tel ou tel subside et s'y retrouver dans le dédale des aides existantes et des différents organismes de coopération au développement ? Cet aspect du droit au développement fait référence à notre activité « d'accompagnateur de projets ». Nous apportons un appui méthodologique à des ONG locales ou belges afin de les aider à monter un dossier de financement en vue de réaliser un projet de coopération. Nous agissons en tant qu'interface entre les bailleurs de fonds (Commission européenne, Coopération belge, villes et communes, etc.) et les bénéficiaires.
- entendu comme DIRECT (straight to) AU DEVELOPPEMENT : aller droit vers le développement à la base, au niveau des populations locales. Cela renvoie à notre activité de suivi et de gestion de projets de proximité dans le cadre de la coopération décentralisée : renforcement des capacités locales, responsabilisation des groupes bénéficiaires (ex. formation en gestion aux femmes de Kumasi en Côte d'Ivoire pour le projet de micro-finance).
- au niveau méthodologique, il s'agit d'utiliser l'APPROCHE "DROITS", c'est-à-dire intégrer de manière systématique la dimension juridique lors de l'élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation d'un programme de coopération. Le droit est vu comme une garantie de durabilité des réalisations accomplies et de relations égales et équitables entre les partenaires. Le droit, c'est-à-dire l'ensemble des instruments juridiques nationaux et internationaux (constitution, conventions, lois, ...) constitue en effet la référence la plus équitable et la plus durable dans un contexte politique, social et économique parfois instable.
Ainsi, dans les différentes composantes d'un programme, il y aura nécessairement des actions à l'égard des autorités (traditionnellement détentrices d'obligations) et des actions vis-à-vis des bénéficiaires (essentiellement détenteurs de droits). En combinant les activités de sensibilisation des bénéficiaires pour une meilleure connaissance de leurs droits et des actions de renforcement de capacité des autorités pour leur permettre de mieux respecter leurs obligations, on favorise une mise en relation plus équitable entre tous les interlocuteurs, autour d'un référent juridique bien intégré et maîtrisé par tous, en fonction du contexte local.
L'objectif de « l'approche droits » dans les projets de développement se situe dans la responsabilisation de chacun par rapport à sa place, son rôle et sa fonction dans la société, afin de renforcer la pérennité du projet et de contribuer au respect des droits fondamentaux de tous pour un développement durable et équitable !

